.Gasnier, la star anonyme
Débarqué lundi soir à Roissy en provenance de Sydney, Mark Gasnier ne perd pas de temps. Hier matin, la recrue australienne du Stade Français a découvert Jean-Bouin où Alain Elias, le manager lui a remis son paquetage. Dans la foulée, l'ancien treiziste, transfuge des Dragons d'Illawara, a passé l'habituelle visite médicale d'embauche, avant de remplir les formulaires pour l'obtention de sa licence.
Après le déjeuner, Gasnier à pris part dès 15h à son premier entrainement dans le cadre champêtre de la forêt de Meudon. Cette prise de contact l'a changé radicalement de l'hémisphère Sud, où il est considéré comme une star du Rugby à XIII. Hormis trois confrères australiens et une dizaine de journalistes français, les premiers pas de Gasnier sur notre sol se sont déroulés dans l'indifférence du grand public. (je tape l'incruste pour préciser que nous on aurait bien aimé aller le voir Mark, mais il a passé je ne sais combien de temps en interview et on voulait pas lui faire peur dès son premier jour... xD)
Repérable avec ses crampons rouges, l'ancien centre et capitaine des Kangourous n'a aucune peine à suivre la séance dirigée par Christophe Dominici. Dave Vainqueur est le premier à faire connaissance avec son physique de déménageur. "Sa carrure m'impressionne", concède l'ancien ailier d'Agen, qui se retrouve vite le nez dans le gazon sur un simple coup d'épaule. "C'est un sacré morceau. Physiquement et techniquement il est au point." Normal, puisque Gasnier, après 26 matchs joués, termine une saison entamée en mars. Très à l'aise, malgré le décalage horaire, le nouveau venu à déja tapé dans l'oeil de ses partenaires.
"Il a un beau gabarit. J'ai hâte de le voir en action, il va faire des dégâts", prédit Dimitri Szarzewski. Pour Julien Arias, "Il est sympa, costaud et intelligent". Avec 77 essais en 143 rencontres chez les Dragons et 11 en 15 chez les Kangourous, Gasnier jouit en effet d'un statut de star de l'autre coté de la planète. Si McKenzie, qui a grandement contribué à sa venue, ne doute pas un instant de sa reconversion, le président parisien Max Guazzini, prudent, calme le jeu. "S'il devient un grand joueur, prévient le président parisien, ca sera sur le terrain avec notre équipe et non sur la réputation acquise dans un autre pays avec un sport différent."
En attendant, après cette prise de contact, un constat s'impose: personne ne connaissait Gasnier. "On aurait pu le croiser dans la rue, on ne l'aura pas arrété", plaisante Arnaud Marchois. Seul Christophe Dominici admet "avoir songé à lui quand le club cherchait un élément polyvalent capable d'occuper le fond du terrain". Gageons que l'intérressé ne tardera pas à se fair eun nom.
Le Parisien/[B.B]